Des vies suspendues à un fil

Des vies suspendues à un fil              L’histoire de Cacao, Noisette et Muscade

Il était une fois une bénévole, Frédérique, émue par le sort des animaux vieillissants. Elle décida alors de recueillir des chiens âgés et des chevaux sur sa petite propriété, en Bourgogne.

 

Un jour, sur un marché de producteurs locaux, Frédérique sympathisa avec une marchande de fromages. Celle-ci lui ouvrit les portes de sa ferme. Mais Frédérique découvrit alors la réalité de l’élevage… Quand elle comprit que les 4 vaches qu’elle câlinait à chacune de ses visites allaient partir à la réforme, et que la réforme c’était l’abattoir, Frédérique se prit la réalité en pleine figure. 

 

Une réalité dure, moche, cruelle. Après avoir donné du lait pendant 5 ans, les animaux allaient être envoyés dans une bouverie d’abattoir, à attendre, dans la peur, les cris et le sang, que leur tour arrive. Leur tour de terreur, leur tour de passer dans le box d’étourdissement, sentir le matador se poser sur leur tête et ensuite… ensuite ce serait fini, si on ne se réveillait pas en plein cauchemar car l’ouvrier était trop pressé.  

 

Frédérique a dit non ! Elle a sauvé ces 4 vaches de leur destin tracé et les a recueillies. 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Car, dans la ferme, bien sûr, étaient nés des petits veaux. 3 petits couleurs noisette, muscade et cacao, que Frédérique avait quasiment vus naître. Elle avait vu, émue, les jumeaux Cacao et Noisette se blottir l’un contre l’autre, perdus sans leur mère, puis plus tard Muscade, la dernière venue, la regarder avec ses grands yeux inquiets. La tendresse et l’attachement étaient nés, profonds.

 

Mais voilà, l’élevage, tout petit et en difficultés, s’aperçut qu’il ne pouvait pas accroître son cheptel. Ce n’était pas prévu, mais l’éleveuse décida d’envoyer les veaux à l’abattoir. Les jumeaux, Cacao et Noisette, la petite dernière Muscade, finiraient leur courte vie bien trop vite. Frédérique apprit cela dans l’étable, alors qu’elle cajolait Muscade, tout apeurée de la séparation d’avec sa mère. Le choc. La nausée. La révolte.

 

Elle décida à cet instant que non, ils ne partiraient pas à l’abattoir, que même si elle n’avait plus de place dans son refuge, elle les sauverait. Frédérique appela alors Virginie, la présidente d’Humanimo, pour un appel à l’aide désespéré. Et Humanimo décida de l’aider et mit en route son réseau. 

 

Un grand refuge est aujourd’hui d’accord pour les accueillir, une belle vie leur est assurée jusqu’à la fin de leurs jours. Il manque juste, comme toujours, l’argent nécessaire à l’opération, 700 euros. 700 euros pour sauver 3 vies,

 

3 vies suspendues à un fil, le fil de votre générosité


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Vous pouvez également envoyer un chèque à l'association : Humanimo - La Visitation - 27, rue de la Sous-Préfecture - 39100 Dole

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