Que faire en présence d'un cirque ?

 Yongzhi Chu/World Press Photo
Yongzhi Chu/World Press Photo

 

S’il s’agit d’un petit cirque, les animaux sont souvent dehors, attachés par des cordes. Il est donc facile de vérifier leur état général, s’ils ont de l’eau en cas de forte chaleur, de l’herbe à brouter. Surtout pensez à prendre des photos, si vous constatez des négligences ! Des animaux, mais aussi de l’immatriculation des véhicules du cirque  et d’une affiche. S’il y a des cages, même chose, vérification et photographies.

 

Dans tous les cas, nous envoyer et/ ou envoyer directement les informations à Code Animal qui répertorie tous les cirques français dans une base de données.

 

S’il y a maltraitance ou négligence avérée, 2 possibilités : prévenir la gendarmerie la plus proche pour intervention et/ou prévenir  le service Santé Publique Vétérinaire et Environnement (ex DSV), service de la DDSCPP chargé de la surveillance des élevages, des zoos, des cirques, des animaleries et de tous les animaux domestiques ou sauvages, détenus par des particuliers ou des établissements. Le SPVE instruit tous les signalements, à condition qu’ils ne soient pas anonymes. Ils ont une très bonne collaboration interdépartementale donc s’ils ont verbalisé un cirque, il y aura un suivi. S’ils ont des soupçons mais n’ont pas eu le temps de contrôler l’établissement,  il sera signalé sur tout le territoire.

 

Mais attention, la maltraitance doit être avérée et visible ou la situation de l’animal périlleuse. le SPVE n’interviendra, après examen des photos et informations que s’ils estiment qu’il y a danger pour les animaux. Vous n’aurez pas forcément de retour de leur part ou un strict minimum, par souci de confidentialité. S’ils saisissent des animaux, rien ne sera divulgué sur leur destination. De même, votre témoignage et votre nom resteront strictement confidentiels et ne seront bien entendu divulgués à personne.

 

La plupart des petits cirques familiaux présentent des animaux domestiques, dont la liste est cependant bien longue… Ils donnent essentiellement des représentations dans les petites communes et sont facilement accessibles.

Les grands ou moyens cirques avec animaux sauvages sont moins faciles d’accès.  Il est cependant possible de visiter les ménageries et de jeter un œil en coulisses, de prendre des photos discrètement et de suivre la même procédure, en prévenant impérativement le SPVE.

 

Nous pouvons tous concrètement agir pour le bien-être de ces animaux en allant voir

de près ce qui se passe autour des chapiteaux ! 

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A la rencontre des peuples animaux

Pâques approche à grands pas. Les agneaux vont, au même rythme, gagner les abattoirs pour satisfaire une tradition religieuse et les cruels appétits humains. 

Pourtant les ovins, comme les bovins, ne sont pas les animaux placides et stupides imaginés par l'homme. Leur richesse émotionnelle, leur sensibilité devraient être connus de tous et sans doute alors, ne seraient-ils plus considérés comme de la "viande sur pattes".

Le livret de One Voice nous emmène à la rencontre de deux peuples animaux que tout le monde côtoie sans y prêter grande attention, que beaucoup mangent sans y prêter grande attention : les ovins et les bovins. 

Lisez, vous ne les regarderez plus avec les mêmes yeux.

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3000 montbéliardes en enfer

Elles devaient en rêver ces jeunes montbéliardes des prairies de Franche-Comté. Elles y ont sans doute même déjà goûté, à 20 mois on n’est plus un petit veau.

 

Mais pour elles, c’est terminé… Plus de vertes prairies, plus de longs mois dans les champs à brouter paisiblement et à rentrer en bande à l’étable, avec le chien qui agace à vouloir faire du zèle pour qu’on accélère le mouvement. Mais qu’on aime bien quand même. Plus de bonne herbe fleurie de sainfoin, de centaurée, de géranium et de campanule, plus de coups à boire entre copines à la rivière, même si on n’a pas trop le droit.

 

Direction la Russie. Pas la Sibérie, non, mais un autre goulag : la ferme-usine aux 6000 vaches, dans les Terres noires.

Un long voyage de 3200 kilomètres en bétaillère, profitons-en malgré l’inconfort et la peur, c’est la dernière fois qu’on voit la lumière du jour et quelques bouts de paysage, peut-être.

A l’arrivée, nous attendent des centaines de mètres carrés de hangar que nous partagerons avec 3000 jersiaises, sœurs d’infortunes. Nous sommes 6000 dans l’usine à lait, 6000 à n’avoir pour horizon que le béton, le métal, les murs de la prison, la tristesse sans nom que nous nous renvoyons en miroir…

Une vie de vache moderne, éclairée par les néons et rythmée par les traites. Une vie d’animal machine, choisi pour sa productivité, entravé dans une stabulation jour et nuit, sans paître ni marcher, parfois sans pouvoir même se retourner. Une vie de déprime, de détresse et de peur… 

Peur, quand on nous enlève chaque année le petit qui vient de naître, que nous avons juste le temps de lécher et qui disparaît, emmené loin de nous et enfermé dans une boite à veau, pour ne pas gâcher une goutte du précieux liquide. 

Détresse, de ne pas pouvoir garder près de nous ce nouveau-né, de ne pas pouvoir le protéger, le materner, car la voracité des hommes n’a pas de limites.

 

Et pourtant nous sommes sensibles, savez-vous ? Notre instinct maternel est bien réel, pourquoi ne vaudrait-il pas le vôtre ? Si un jour, en passant dans les champs ou près d’une étable, vous entendez de tristes meuglements, ceux du deuxième jour, celui où on nous enlève notre petit, écoutez-bien, vous comprendrez. C’est le prix du lait.

 

Source l’Est Républicain

 

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Pamela et les députés

Mardi 19 janvier 2016, XXIème siècle, France, Assemblée Nationale

 

Un grand moment de représentation nationale a eu lieu à Paris ce jour, où les députés recevaient Pamela Anderson, actrice et militante de la cause animale. La star canadienne, venue soutenir un projet de loi de la députée Laurence Abeille contre le gavage, n’a pas laissé les parlementaires insensibles. 

Eux qui, comme tous les mâles de leur génération, ont dû passer quelques heures devant la télévision, admirant Pamela courir en bikini sur une plage de Malibu et rêvant d’être à la place du blessé vers qui courait la lifeguard de la beach patrol.

Eux qui sont des élus de la nation, des représentants des citoyens, qui exercent la souveraineté nationale, votent les lois… 

 

On aurait pu penser qu’ils aient conçu une forme de gratitude envers Pamela Anderson pour ces jolis souvenirs d’adolescence, et donc qu’ils écoutent le message qu’elle venait leur délivrer, pour ses arguments éthiques et philosophiques s’entend. Et puis, éventuellement, on pouvait espérer que nos représentant nationaux aient une haute idée leur fonction.

Haute idée dont ils ont donné la mesure dans des dizaines de tweets, d’une élégance et d’un humour que l’on ne soupçonnait pas chez nos élus : 

 

#PamelaAnderson Une dinde gavée au silicone parade à l'assemblée contre le gavage des oies... Quelle farce ! Qui en sera le dindon ?

@Bleu_Gironde oui au gavage des canards et des oies à la purée de maïs ! Non au gavage des lèvres et des seins au Botox ! #PamelaAnderson

#Pamela "n'y connaît rien. Pas de silicone dans le foie gras. Qu'elle continue à courir. Ca ns rappellera des souvenirs" @patrick_ollier

etc.

 

Nous avons donc, d’un côté, une ex actrice qui a mis sa notoriété au service d’une cause, qui parcourt le monde depuis 20 ans contre la chasse aux phoques, contre la fourrure, pour la protection des baleines, contre toutes les formes de maltraitance animale avec Peta, Sea Sheperd ou la FBB. D’un autre, quelques personnes qui pensent rester dans les mémoires grâce à des vannes de piliers de bistrots.

Lequel de ces deux types de personne est-il le plus digne de fréquenter l’Assemblée nationale ? Douloureuse question.

 

Chère Pamela, un conseil : présente-toi au Congress en 2017, non seulement tu y seras à ta place mais tu seras aussi bien traitée qu’Arnold lors de ta prochaine visite à Paris. Sacré Arnold the governator, aux formes avantageuses pourtant tout aussi modifiées que celles de Pamela, mais pour qui on déroule le tapis rouge à l’Assemblée nationale et qui peut se prêter à une séance de pose au sein même de l’hémicycle sans que personne ne s’en offusque. Au contraire, nos chers députés, émus, se battaient presque pour une photo avec Arnie. Mais Arnold est un homme et un ex gouverneur, il est des leurs, croient-ils…

 

Pamela, you’ll be back !

 

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Nuages sur la protection animale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il s’est passé ce jeudi 3 septembre un évènement capital pour la protection animale. L’aboutissement d’un processus judicaire entamé en été 2014 et qui s’est achevé sur une défaite amère pour une petite association  discrète, mais qui fait un boulot phénoménal depuis 7 ans : Cœur sur pattes.

Une association qui, sans aucune aide publique, a sauvé plus de 1000 chiens, particulièrement des éclopés, des seniors, des pas jolis, ceux dont personne ne veut. Un travail fou mené de main de maitre par Vanessa Myotte, la présidente, assistée d’une petite équipe de bénévoles et de familles d’accueil. 

 

L’extrême sévérité des jugements des tribunaux de Montbéliard et Besançon est un avertissement très clair lancé aux associations de protection animale, et il a été énoncé comme tel. 

 

Le début de l’histoire se situe en juillet 2014 dans le Haut-Doubs, quand Vanessa, appelée à l’aide par une association suisse, intervient chez un quidam qui détient des chiens en piteux état, dans un minuscule enclos souillé de déjections. 

Comme à son habitude, Vanessa appelle la mairie, la gendarmerie et un vétérinaire pour être dans un cadre réglementaire. Devant l’état de ces chiennes, saleté, maigreur, boiterie, otite et l’absence de vaccinations notées sur le carnet de santé, elle décide de retirer les animaux au quidam, chasseur de son état. Ceci bien sûr toujours en présence des gendarmes, et avec l’accord du chasseur. 

 

Vanessa s’occupe rapidement de faire soigner les animaux, dont un est assez malade et quelques jours passent tranquillement… Quand soudain, le chasseur débarque chez elle, accompagné de quelques-uns de ses amis. « Ils étaient menaçants, intimidants, bien déterminés à récupérer les chiennes. Les gendarmes ont du intervenir » raconte Vanessa. Les jours suivants, un invraisemblable manège se met en place autour du petit chalet de cette mère de famille, seule avec deux jeunes enfants. Des voitures tournent sans arrêt dans la petite rue d’ordinaire tranquille, de jour comme de nuit, stationnent devant chez elle, des individus en treillis font le pied de grue devant son portail, prennent des photos de la maison etc. Elle s’inquiète, met ses enfants à l’abri, appelle au secours des amis pour ne pas rester seule la nuit. La gendarmerie est prévenue, mais elle ne songe pas à porter plainte. Les intimidations continuent, Vanessa ne dort plus, ne se sent plus en sécurité.

 

Une première plainte pour violation de domicile, vol avec intimidation, séquestration de chiens est déposée contre Vanessa par le chasseur, mais elle n’aboutit pas. Une seconde plainte pour abus de confiance est retenue. Le choc est rude, Vanessa confie qu’ « être poursuivie comme une criminelle m’a assommée. Je m’occupe de chiens maltraités depuis  des années, je pratique toujours ainsi, sous couvert des gendarmes, avec l’appui d’un vétérinaire. Leur présence est gage de légalité, me semble t-il, sinon il y a problème ! »

La plainte de Cœur sur pattes pour actes de maltraitance, elle, est classée sans suite...

 

Autre surprise, le procès est annoncé très vite. Mi-octobre elle est convoquée au tribunal de Montbéliard. A l’audience c’est un tir groupé, le président rivalise avec la procureure pour l’accusation, tonne contre ces associations, « shérifs » ou « zorros »  qui se permettent de retirer des chiens à leurs propriétaires dans des « opérations commando », sans respecter les procédures légales, des chiens "un peu négligés certes, mais pas en danger", et il humilie publiquement Vanessa. Les certificats de deux vétérinaires différents attestant de l’état des animaux, les photos, les vidéos, les très nombreux témoignages soutenant Cœur sur pattes et Vanessa ne semblent pas peser lourd face à la parole du chasseur. La gendarmerie, témoin essentiel,  n’a même pas été entendue. Le procès est à charge, tout semble joué.

Le juge remet la décision à plus tard, proposant que durant ce délai Vanessa rende les chiennes et indique qu’il sera tenu compte de sa décision pour une peine plus ou moins lourde. Elle refuse et refusera toujours de rendre Ulline et Alpha, qui coulent aujourd'hui des jours paisibles, soignées et bichonnées.

Le tribunal la condamnera en conséquence à 6000 € d'amende dont 3000 avec sursis, 1500 € de dédommagement pour le chasseur et 800 € de remboursement des frais d'avocat. 

 

Vanessa fait appel de la décision, change d’avocat et se retrouve devant le tribunal de Besançon et là… Même punition !

Le président se fait procureur, accuse les associations d’outrepasser leurs droits : « vous qui arrivez avec votre étendard associatif… « 

L’avocat de la partie adverse  plaide et explique très clairement l’enjeu sous-jacent de cette affaire : il s’agit de faire comprendre aux associations de protection animale qu’elles ne peuvent pas impunément retirer des animaux à leurs propriétaires. Le mot « chasseurs » n’est pas prononcé, mais pour Vanessa et ses amis présents à l’audience, le message est clair « On nous a bien fait comprendre qu’on ne pouvait pas s’attaquer à des chasseurs, c’est d’ailleurs logique, ils doivent commencer à s’inquiéter des interventions associatives,  car ce cas n’est pas rare du tout. Si on ne peut pas parler de maltraitance au sens de battre les animaux, les négligences sont souvent telles qu’on peut parler de mauvais traitements. Dans les petits villages reculés, les animaux sont des utilitaires et pas des êtres sensibles ».

L’avocat indique que juridiquement, ils ne peuvent pas demander le retour des chiennes, pourquoi ?

Mystère ! Peut-être parce qu’elles n’appartenaient pas  légalement au chasseur, qui avait omis de les déclarer à son nom, tout comme il avait omis de les faire vacciner et soigner ?

Le réquisitoire assez ahurissant de la procureure, qui demande 1 an de prison avec sursis, 6000 euros d’amende pour l’association et 8000 pour Vanessa, estomaque l’assemblée.  Une brillante plaidoirie de l’avocate de la défense, maître Tascher, met un peu de baume au cœur de tout le monde, mais l’optimisme ne règne pas.

 

Et  jeudi, la sentence tombe : 1 mois de prison avec sursis, toujours des amendes incroyables, 6000 euros dont 3000 avec sursis pour Cœur sur pattes, 1000 euros pour sa présidente, 800 euros de frais de justice, 1500 euros de dommages et intérêts, qui risquent bien de signer l’arrêt de mort de l’association. Mais c’est le but n’est ce pas ?

 

Cœur sur pattes doit servir d’exemple, c’est la demande explicite de l’avocat du chasseur. Il faut calmer ces associations qui osent venir mettre leur nez dans les affaires de ceux qui pensent qu’un bien meuble ne peut pas être sensible et que les traditions cruelles sont un patrimoine à préserver. Ce procès est leur message. Ils ne feront pas de cadeau.

 

Pétition en ligne 

 

Mise à jour 8 septembre - Le chasseur se pourvoit en cassation

Message de Vanessa

 

"Bonjour mes amis,

Une petite pause s'imposait afin de prendre un maximum de recul par rapport à cette situation injuste.Après la résignation, la tristesse, la colère, l'acceptation et là l'envie de me battre !

Grâce à votre soutien inconditionnel, vos messages, vos marques d'affection, je suis remontée à bloc pour affronter cette injustice, oui je vais continuer à me battre pour Ulline, Alpha et tous les autres loulous.

Ulline et Alpha resteront dans leur famille, elles seront aimées et choyées jusqu'à leur dernier souffle, pas une seconde je n'ai pensé à les rendre, jamais ! 

Avec votre aide, je vais essayer de sauver COEUR SUR PATTES ! ils n'ont pas gagné et ne gagneront pas ! Ils veulent abattre COEUR SUR PATTES mais ils n'y parviendront pas ! Nous allons remettre à flot les finances de notre asso et continuer notre combat ! Une cagnotte est en train de se mettre en place, je vous communiquerai le lien aujourd'hui.

Reçu ce matin un petit courrier du chasseur, avec une notification de pourvoi en cassation pour demander davantage, davantage d'argent non content de la décision de la Cour d'Appel, enfoncer le clou encore et encore...Ce courrier a été envoyé à mon adresse personnelle, serait-ce une intimidation supplémentaire pour bien me faire comprendre qu'il sait que j'ai déménagé et où j'habite maintenant ? 

Il ne s'agit pas ici uniquement d’un simple procès contre Coeur Sur Pattes pour ruiner l’association et la voir disparaître définitivement mais de faire jurisprudence pour "museler" les associations de PA, ils veulent faire de nous un exemple. Le message est clair "ne vous en prenez pas aux chasseurs" , le lobby de chasse est tout puissant et il vous le fera payer !"

 

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L’indigné du canapé, ou comment manifester (efficacement) avec son clavier

Lion Before Storm II - Sitting Profile, Maasai Mara, 2006 — Nick Brandt
Lion Before Storm II - Sitting Profile, Maasai Mara, 2006 — Nick Brandt

 

Nous ne sommes pas tous des militants aguerris, des ALF, des Sea Sheperds courageux  ou des anticorridas prêts à prendre de méchants coups. Nous ne sommes pas tous égaux dans la lutte, nous n’avons pas les mêmes moyens, physiques, financiers ou psychologiques. Courir d’une manifestation à l’autre, quasiment chaque weekend maintenant, ce n’est pas possible.

Parfois aussi, un covoiturage bien organisé lâche au dernier moment car des passagères trouvent que « non alors ! Descendre dans le Sud et si peu profiter de la piscine de l’hôtel,  c’est trop trop bête alors on n’y va pas, voilà ! » Ah, le militantisme, ses charmes et ses imprévus…

 

Nous pouvons alors nous tourner vers les réseaux sociaux, notamment le numéro 1 de l’indignation facile et grand défouloir à n’importe quoi, j’ai nommé Facebook, pour exprimer notre colère, notre tristesse en quelques phrases inutiles type « c’est honteux », « l’humain est pourri », « qu’on les pende ! » et j’en passe… Ou alors, ou alors… Utiliser les réseaux sociaux comme un outil militant de premier ordre : sélectionner ses contacts et liker les bonnes associations : celles qui proposent de l’information, des cyberactions, du mail bombing, des courriers types.

 

Cet été meurtrier, ainsi que l’a nommé la philosophe Corinne Pelluchon dans un émouvant article, nous pouvons tous faire en sorte qu’il serve à ouvrir les yeux, frapper les consciences. Nous pouvons submerger de courriels le premier ministre danois, les soutiens des riches chasseurs blancs qui vont massacrer les lions d’Afrique, écrire 50 000 lettres à Ségolène Royal pour qu’elle ferme les delphinariums. Par exemple.

 

Voici quelques actions en cours : 

 

#Standup250 de Sea Sheperd

Ecrire au premier ministre danois pour qu’il fasse stopper le massacre de globicéphales aux îles Féroé

Lettre type et mail du ministre et écrire à Ségolène Royal pour que la France dépose plainte contre le Danemark

 

Justice pour Cecil, pétition adressée au Directeur du United States Fish and Wildlife Service 

Sauvez les lions africains, adressée aux Aux responsables européens et américains

Demand justice for Cecil, adressée au président du Zimbabwe

 

Opération oblitération, 50 000 courriers pour la fermeture des delphinariums, action inter associative

 

A suivre...

Et merci à l'Indigné du Canapé à qui j'ai piqué son titre !

 

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Police des animaux

www.pawsforthenews.tv
www.pawsforthenews.tv

La Norvège avait déjà la police des rennes, qui veille à la protection des troupeaux de Laponie, elle va maintenant mettre en place une unité spécialisée dans la lutte contre les maltraitances : la dyrepoliti.Cette police des animaux aura pour mission de défendre les droits des animaux et de les protéger. Oui, en Norvège, les animaux ont des droits ! L’ « Animal Welfare Act » notamment, stipule entre autres mesures que toute personne trouvant un animal blessé ou malade doit lui venir en aide, l’État finançant les soins.

 

 « Il est important de prendre soin des animaux, qu’ils jouissent des droits dont ils disposent et qu’il y ait un suivi lorsque ces droits sont enfreints », a déclaré la ministre de l’agriculture, Sylvi Listhaug, en annonçant le 27 avril 2015 la création de ce nouveau service, demande de longue date de l'association NOAH. Rêvons du jour où Stéphane Le Foll fera une annonce comme celle-ci… Ou plutôt, mettons tout en œuvre pour que cela arrive ! 

 

Trois personnes seront affectées à la lutte contre ces crimes : un enquêteur, un juriste et un coordinateur. Pour le gouvernement "cela peut aussi contribuer à la prévention contre la criminalité et les attaques contre les personnes puisque les études montrent qu'une partie de ceux qui commettent des crimes et délits contre les animaux le font aussi contre d'autres personnes"

 

Saluons cette initiative de la Norvège, qui rejoint ainsi les Pays Bas où une importante unité spéciale a été créée en 2011. Elle dispose d’un numéro d’appel d’urgence et de 500 agents spécialement formés.

Il faut dire que les Pays Bas sont particulièrement en avance sur le sujet, le  parti antispéciste Partij voor de Dieren disposant de deux députées au Parlement, d’un sénateur et d’une députée européenne élue en 2014.

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