Pétition pour une alternative végétalienne dans les restos U de Besançon

Humanimo

Nous sommes un groupe d’étudiants qui souhaiterait avoir le choix d’un menu végétalien dans les restaurants universitaires. Nous lançons cette pétition pour nous faire entendre des chefs des restaurants et de l’administration du CROUS. L’alternative n’empêcherait pas chacun de manger comme il le souhaite, et tout le monde pourrait opter pour le menu végétal de manière plus ou moins fréquente. Cette option est déjà proposée dans un des restaurants de Lille et en cours de demande dans d’autres. 

Contact : questions, infos

Nelly Péguillet : nellypeg[a]gmail.com

8 raisons de signer cette pétition

1. Pour l’égalité
Accepter une alternative végétalienne, c’est permettre aux personnes qui ne veulent pas manger d’aliments issus des animaux, ou ceux qui ne mangent que « hallal » ou « casher » de bien manger au resto U, en proposant des aliments à la fois nutritifs et gustatifs

2. Pour un menu végétalien équilibré
accessible à tous
On pourrait penser que les végétaliens peuvent ne manger que les accompagnements des plats classique, mais une assiette de frites ou de carottes n’est pas très équilibrée. De plus, les légumes sont souvent cuisinés au beurre ou à la crème. C’est pourquoi nous souhaiterions un menu avec des aliments riches en protéines végétales (soja sous toutes ses formes, épinards, brocolis, concombres ? …), riches en fer et en calcium (haricots rouges, lentilles, quinoa…) et que la part belle soit faite au végétal dans la cuisine.

3. Pour la santé
De nombreuses études s’accordent à montrer les bienfaits d’une réduction de la consommation de viande : réduction des risques de cancer du côlon, de maladie cardiovasculaire, d’infarctus, de diabète ou encore d’AVC. A contrario, de nombreuses études ont montré les bienfaits d’un régime végétalien. Proposer un menu végétal permettrait de favoriser une bonne hygiène de vie chez les étudiants.

 

4. Pour l’éthique et le bien-être animal
Un choix végétalien permettrait aux restos U d’acheter globalement moins de viande. Acheter moins de viande permet de favoriser le bien-être animal au détriment de l’élevage de masse. Cela permettrait aussi bien sûr que moins d’animaux soient tués dans les conditions atroces des abattoirs que nous connaissons aujourd’hui.

5. Pour découvrir de nouvelles saveurs

Si l’alternative végétarienne voit le jour dans les restos U, tout le monde pourra découvrir de nouvelles saveurs : burgers, tartes, rouleaux de printemps aux légumes, curry, lasagnes de ratatouille, salades variées de nouilles, lentilles, quinoa… Vous serez surpris de la palette des choix ! Nous proposerons des suggestions de recettes aux restos U.

6. Parce que c’est moins cher
La viande coûte bien plus cher que les légumes, légumineuses, céréales ; de même un yaourt de soja coûte bien moins cher qu’un yaourt au lait. Cette économie d’argent pourrait permettre de favoriser l’achat d’aliments bio et locaux, et/ou d’éviter l’augmentation annuelle du prix du repas du resto U.

7. Pour diminuer la faim dans le monde 
1 bœuf fournit 1 500 repas alors que les céréales nécessaires à son alimentation en fourniraient 18 000. La majeure partie de nos céréales (80% des cultures mondiales du soja et plus de 50% de tout le maïs) va directement aux animaux utilisés pour la production de viande. La viande, qui est chère, est de plus en plus consommée dans les pays riches ou émergents. Cela crée un effet boule de neige qui augmente ensuite le prix des céréales et donc la difficulté d’accès à la nourriture pour les pauvres. Dans les restos U, un menu végétalien serait un petit pas mais qui permettrait de faire prendre conscience de ce problème.

L’agriculture utilise 70% des ressources en eau douce, et la demande ne fait que croître. En moyenne, une alimentation carnée nécessite plus de 15 000 litres d’eau par jour. À titre de comparaison, 1 kg de bœuf équivaut à une année de douche ! De plus, les élevages, du fait de la quantité d’excréments et d’urines rejetés par le bétail, polluent les rivières et les nappes phréatiques. L’aquaculture et la pisciculture sont également des activités très polluantes. 

Aujourd’hui, 70% des terres agricoles de la planète sont accaparées directement ou indirectement par l’élevage. La culture de céréales fourragères devrait augmenter de 1 000 millions de tonnes entre 2000 et 2030. Chaque année, c’est une surface équivalente à la Belgique qui est déboisée pour laisser place à des cultures. De nombreux étudiants sont sensibles à l’écologie : cela leur permettrait d’agir à leur échelle, concrètement, dans leur vie de tous les jours.

 

8. Pour limiter les gaz à effet de serre, le gaspillage et la pollution de l’eau et protéger les forêts
Selon un rapport de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’élevage serait responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Il maintenant connu qu’un carnivore qui roule à vélo pollue plus qu’un végétarien roulant en 4×4. Sans parler des fameux « pets de vache » qui dégagent énormément de méthane, beaucoup plus nuisible pour le climat que le CO2. 

Paroles d'étudiants bisontins

Nancy, L1 psychologie, 20 ans

« Je mange très rarement au RU (une fois par mois) parce que je trouve que les accompagnements du menu omnivore ne devraient pas représenter un menu végétalien. Un menu végétalien n'éliminera pas le menu omnivore, mais je crois que si tous les étudiants ont la possibilité de choisir un menu sans viande qui est assez nutritif, ils ne mangeraient pas de la viande tous les jours de la semaine. Donc cette option sera bénéfique pour tout le monde: les animaux, l'environnement, la santé des omnivores, les intolérants au lactose, les allergiques aux œufs, et les gens qui ne mangent pas de chair animale au RU pour des raisons religieuses.

Esso, M2 mécatronique, microsystèmes, électronique et systèmes embarqués, 31 ans

« Je suis végétarien depuis longtemps parce que j’aime tous les animaux et je lutte contre la dégradation de l’environnement. Manger au RU un menu végétal consistant m’éviterait de ne pas avoir le ventre creux et de ne pas avoir à grignoter en dehors. »

Mélodie, M1 psychologie, 22 ans

« Je suis végétarienne, officiellement depuis le mois de septembre 2015. Au départ, je ne mangeais plus beaucoup de viande pour une raison simple : mon budget d'étudiante ! Manger de la bonne viande coûte cher. Et puis, petit à petit, je me suis renseignée sur la question de ce que je mangeais, et d'où ça venait : rebutée, je me suis décidée à arrêter la viande. La véritable raison pour laquelle je suis végétarienne est la façon dont les élevages industriels et intensifs saccagent la viande que nous mangeons et polluent en grandes quantités. Sans oublier leur non-respect des lois et réglementations, notamment concernant le traitement infligé aux animaux… Je mange assez peu souvent au R.U, et quand ça m'arrive, je me contente des frites ou des légumes d'accompagnement. Se tourner vers le bio, le local, et permettre aux étudiants végétaliens et végétariens de manger équilibré selon leur régime, serait une avancée, et selon moi, pas que pour les VG, mais pour tout le monde ! Ce serait un pas (peut-être un petit pas, mais un pas tout de même, et chaque pas compte), vers une consommation globale plus intelligente, plus respectueuse et plus saine, à la fois pour tous les consommateurs, les animaux et l'environnement. »

Laureline, 25 ans, M1 Ecologie

« Je ne mange pas au resto U car on n'y propose pas de réels plats végétariens ! Du coup, 3 euros 20 pour des pâtes à l'huile ça fait un peu cher. Etudiante en écologie, je fais l'effort de venir en vélo à la fac tous les jours pour diminuer mon empreinte carbone, alors m'enfiler tous les midis un steak à 16 000 L d'eau le kilo... non merci ! Je pense qu'avec plus d'un million trois-cent mille végétariens/liens en France, il est temps que les cantines universitaires proposent des alternatives écologiques, saines et éthiques aux étudiants ! »

Eloïse, 18 ans, L1 Maths

« J'ai, comme beaucoup d'autres étudiants, un temps de pause très réduit le midi pour me restaurer. Je ne vais pas au Resto U car même si je demandais un plat sans viande, j'aurais la crainte d'y rencontrer des sous-produits animaux cachés. De plus, ça reviendrait très cher pour le peu d'accessibilité en termes de nourriture. Il y a de plus en plus de végétariens/liens en France, et sûrement certains autres qui seraient curieux de découvrir une façon différente de s'alimenter en limitant au maximum l'impact écologique et sur leur santé, tout en épargnant la vie des animaux. Une alimentation végétale toute aussi délicieuse et variée, pour reprendre sainement et rapidement des forces pour le reste de la journée. »