Sauvons Flocky !

martine landry

Il n’avait que quelques jours quand des chiens de chasse se sont jetés sur sa mère et sa fratrie.

Ils ont tous été massacrés un jour de décembre, dans un enclos de chasse privé comme il en existe beaucoup en France. Ce sont des lieux de mort pour les animaux, condamnés à être chassés toute l’année, dans l’impossibilité de fuir vers une autre forêt car ce sont des parcs clôturés. Moyennant finances, des tireurs vont assouvir leur passion morbide dans ces lieux qui échappent à tout contrôle.

Flocky a eu de la chance. Un chasseur a eu pitié de lui et l’a sorti de la meute en pleine curée, blessé, mais vivant. Et c’est ainsi que le petit orphelin, âgé de quelques jours, le cordon ombilical encore apparent, a été confié à Dominique et Claudine.

Ils vont alors se relayer pendant des semaines pour soigner le marcassin et lui donner le biberon. Ce n’était pas gagné car le jeune Flocky, traumatisé, avait une vilaine blessure à la patte.

C’était il y a 4 mois. Aujourd’hui le petit animal a bien grandi, c’est un gentil gaillard apprivoisé, qui joue au ballon avec le chien dans le jardin de Claudine et Dominique. Mais voilà… 
Un voisin a prévenu l’ONCFS, qui a débarqué chez eux et annoncé qu’une décision allait être prise, car il est interdit de garder un animal sauvage chez soi. 
Claudine et Dominique, bien conscients qu’ils auraient de toute façon eu du mal à garder un sanglier adulte, ont fait appel à Humanimo pour sauver Flocky d’une très probable euthanasie. C’est en général la décision prise par les autorités. Ils ont adressé une demande d’autorisation de détention à la préfecture, pour avoir le temps de trouver une solution pour leur protégé.

Nous demandons au Préfet d’entendre leur requête et de permettre à Flocky de rester chez ceux qui l’ont sauvé, le temps qu’Humanimo trouve un refuge adapté.

Nous demandons la grâce de ce jeune animal, orphelin et rescapé, qui a eu la chance de trouver des humains qui l’ont sauvé une première fois, soigné et aimé.

Monsieur le Préfet, donnez une deuxième chance à Flocky !

Article de l’Est Républicain